La comparaison entre un film et le livre dont il est adapté est toujours instructive : à travers les changements, les suppressions et les ajouts se dessinent les choix du réalisateur et les enjeux du film.
Accueil > Mots-clés > Biographies- > Geneviève Sellier
Geneviève Sellier
Geneviève Sellier est Professeure émérite en études cinématographiques à l’Université Bordeaux Montaigne. Spécialiste des approches « genrées » du cinéma et de la télévision, elle a publié notamment :
– La Drôle de guerre des sexes du cinéma français, 1930-1956, avec Noël Burch (1996, réed. 2005) ;
– La Nouvelle Vague, un cinéma au masculin singulier (2005) ;
– Ignorée de tous… sauf du public : quinze ans de fiction télévisée française, avec Noël Burch (2014).
Elle a co-dirigé Cinémas et cinéphilies populaires dans la France d’après-guerre1945-1958 (2015).
>> Le site de Geneviève Sellier
>> Genenviève Sellier sur Facebook
-
Celle que vous croyez
-
La télévision française, un très mauvais exemple de discrimination à l’égard des femmes
Dans la rubrique en ligne du Monde « les Décodeurs », en date du 25 janvier 2019, Maxime Ferrer analyse le bilan des films les plus diffusés à la télévision française depuis 1957 sur les chaînes hertziennes gratuites et Canal+ (sources : le CNC et le CSA).
-
Une intime conviction
Une intime conviction est d’abord une tentative à la fois rigoureuse et audacieuse pour montrer les dérives du fonctionnement de la justice française.
-
Les Estivants
Le dernier film de Valeria Bruni Tedeschi est à l’image de ce qu’est trop souvent le cinéma d’auteur/trice français : un ghetto pour riches dont on se demande ce qui justifie qu’on nous raconte une fois de plus les situations aussi dérisoires que terriblement répétitives qui s’y passent… En ces temps de « gilets jaunes », la sortie de ce film confine à l’obscénité.
Naguère, dans Actrices (2007), la cinéaste avait su décrire de façon lucide les rapports de domination dans le monde du (…) -
À cause des filles… ?
Le film à sketches est un genre qui ne se justifie que si l’on perçoit une unité thématique entre les histoires racontées. Ici, les anecdotes se greffent sur un mariage avorté
-
Doubles vies
En sortant du dernier film d’Olivier Assayas, j’étais tellement accablée que je me suis dit : est-ce que ça vaut vraiment le coup d’écrire là-dessus…
-
Colette
« Rien ne pétille dans ce Colette académique où le Paris artistique et mondain de l’époque semble triste à mourir, et dans lequel les personnages apparaissent comme les fantômes de ceux (épicuriens et sensuels) qu’ils incarnent. » (bon exemple de la façon dont la critique cinéphile évacue ce dont parlent les films, ici une histoire d’émancipation féminine, et le fait que cet article qui descend un film féministe soit écrit par une femme est la cerise française sur le gâteau !)
Comme (…) -
Les Invisibles
C’est un film non formaté, mi-fiction, mi-documentaire. Il raconte la vie d’une association dont la fonction est l’accueil de jour des femmes sans domicile. Mais chaque soir, elles doivent trouver une place dans un centre d’hébergement, et celui qu’on leur propose est à 50 km…
Certaines squattent donc un terrain vague à côté, d’où les flics viennent les déloger un jour à 5h du matin, en détruisant leurs tentes et leurs pauvres affaires. Pour les animatrices du centre, c’est la goutte qui (…) -
Edmond
Alexis Michalik est un dramaturge et metteur en scène extrêmement doué pour qui le théâtre est avant tout ce que les Américains appellent « entertainment », c’est-à-dire un spectacle jubilatoire où le spectateur en a pour son argent.
-
Roma
Après une brillante carrière hollywoodienne (son dernier succès est le discutable Gravity), le cinéaste mexicain Alfonso Cuaron choisit de revenir à son enfance dans un milieu favorisé de Mexico, en décentrant son regard sur la nounou indigène
-
Pupille
Pupille est une sorte de docu-fiction qui ambitionne de décrire de la façon la plus précise et subtile possible, le parcours de l’adoption, en France aujourd’hui.
-
Amanda
David, 24 ans (Vincent Lacoste) qui vit de petits boulots (élagage pour la mairie de Paris, employé d’une agence de location au noir), s’occupe occasionnellement de sa nièce Amanda (7 ans), que sa mère, Sandrine, professeur d’anglais dans un lycée, élève seule.
-
Les Chatouilles
À une semaine d’intervalle, sortent sur les écrans deux films français qui traitent, l’un obliquement, l’autre frontalement, des abus sexuels sur une enfant.
-
Un amour impossible
Après la tentative réussie de ressusciter les années 1970 dans La Belle saison (2015), autour d’une histoire d’amour entre deux femmes, l’une de la ville, l’autre des champs, Catherine Corsini nous plonge dans la décennie précédente
-
Le grand bain
Pourquoi le dernier film de Gilles Lellouche (le même qui a « commis » avec son copain Dujardin Les Infidèles, sommet de machisme assumé) a-t-il fait l’objet d’une critique dithyrambique dans Le Monde (de Jacques Mandelbaum), peu accessible habituellement aux charmes de la comédie à la française ?
-
L’Amour flou
Comédie amusante que cette sorte de documenteur – pour reprendre le joli mot-valise inventé par Agnès Varda –, où Romane Bohringer et Philippe Rebbot ont l’air de raconter en même temps qu’il/elle la vivent, leur séparation
-
L’Outsider
Le film de Christophe Barratier, L’Outsider, qui retrace explicitement l’odyssée de Jérôme Kerviel, est en réalité une terrifiante descente aux enfers de la masculinité.
-
Nos batailles
Une famille de la petite classe moyenne, lui est contremaître dans une entreprise de vente en ligne, et subit les méthodes de management qui font la réputation d’Amazon, elle est vendeuse dans une boutique de fringues
-
Jacqueline Sauvage, c’était lui ou moi
Pour la deuxième fois (L’Emprise), et avec un succès aussi grand (près de 8 millions de téléspectateurs), TF1 fait le travail qu’on aurait pu attendre du service public.
-
Lutine
Il ne faut pas mourir idiot·e ! Je viens de découvrir Lutine, un film d’Isabelle Broué, une sorte de docu-fiction à la fois modeste (réalisé par financement participatif) et jubilatoire
